Travailleurs de nuit : l'invisibilité du sommeil décalé
Société ⏱️ 10 min de lecture

Travailleurs de nuit : l'invisibilité du sommeil décalé

Publié le 18 January 2026

En France, près de 3,5 millions de personnes travaillent la nuit. Infirmières, agents de sécurité, chauffeurs de bus, boulagers : ils font tourner la société pendant que les autres dorment. Mais leur sommeil, lui, reste invisible.

Dormir à contretemps : un défi biologique

Le corps humain est programmé pour dormir la nuit. La mélatonine, l'hormone du sommeil, se sécrète naturellement dans l'obscurité. Travailler de nuit, c'est lutter contre sa propre biologie.

Les conséquences sont réelles : troubles du sommeil, fatigue chronique, risques cardiovasculaires accrus, isolement social.

L'invisibilité sociale

"Tu dors la journée, tu as de la chance !" Cette phrase, beaucoup de travailleurs de nuit l'entendent. Comme si dormir de 8h à 16h était un privilège. Comme si le bruit des travaux, la lumière du jour, les appels téléphoniques n'existaient pas.

Le sommeil des travailleurs de nuit est dévalué, voire moqué. "Tu es fatigué ? Mais tu ne fais rien de ta journée !"

Repenser l'organisation du travail

Le travail de nuit est nécessaire. Mais il doit être reconnu, valorisé, protégé. Cela passe par :

Le sommeil décalé n'est pas un choix. C'est une réalité subie par des millions de personnes. Il est temps de la rendre visible.

Partager cet article :

🐦 Twitter 📘 Facebook 💼 LinkedIn
← Retour au blog

Vous avez aimé cet article ?

Recevez nos prochaines analyses directement dans votre boîte mail. Une fois par semaine, sans spam.

📧 S'inscrire à la newsletter